EXPOSITION D'YVES LEDENT 

Dessin, peinture, installation

 

 

Du 19 mai au 24 juin 2017

Du mercredi au vendredi de 16.00 à 19.30

Le samedi de 14.00 à 19.30

Les autres jours sur rendez-vous

L'artiste fera des permanences les mercredi et samedi

vous pourrez assister à un work in progress ces jours-là au Quatorze

ou en live sur Facebook/lequatorze

 

Vernissage le jeudi 18 mai à partir de 18.00

 

Libre cours

 

En 2015, dans le petit jardin du Quatorze, pour l’exposition Triptyque à laquelle participaient Philippe Boutibonnes et Véronique Sablery, je présentais une pièce  que je titrais havre. C’est ici que je reviens aujourd’hui suite à l’invitation de Cécile et de Stéphane, maîtres des lieux.

Quelques semaines auparavant, j’avais présenté Palimpseste à la Médiathèque de la Ferté-Macé, je pensais alors prolonger cette exposition au Quatorze en poursuivant ce travail mené quotidiennement. Mais lors de la venue de Cécile et de Stéphane à l’atelier, j’ai vu leurs regards se porter sur d’autres pièces et périodes de mon travail. J’ai ainsi repensé l’exposition en conséquence.

Le Quatorze, rue des Croisiers à Caen, propose un lieu d’exposition avec des espaces singuliers, sa configuration extérieure-intérieure suscite un cheminement avec un regard sur la rue et un autre vers le jardin. Cette perspective n’est pas chose aisée…fallait-il répondre à ces contraintes ou au contraire s’en émanciper ? J’ai tenté les deux en proposant des travaux de différentes périodes et en laissant libre cours à ce fil d’Ariane qui n’en est pas tout à fait un !

Cette exposition aurait pu s’appeler Etat des lieux tant les éléments d’appartement, placard, cheminées, fenêtres, lambris, miroirs, couloirs, murs de pierre s’imposent par leur présence.

Je propose ainsi un parcours inside-outside composé de travaux dont certains ont plus de vingt ans et d’autres une semaine…tel un itinéraire temporel et organique inscrit dans une matérialité de verre, de métal ou de bois.

Je range des feuilles de hêtre en bouteille sur les étagères d’un placard. J’installe des pots-kaléidoscopes sur le manteau de la cheminée. J’aligne des vitraux de plumes d’oie sur l’embrasure et les carreaux de la fenêtre côté rue. Côté cours, je profite du dehors, en laissant le temps faire son affaire sur mes tableaux de rouille…

Je reviens sur mes pas et pénètre dans la grande salle pour y accrocher six Incipit, premières pages de roman de Margueritte Duras, issues d’un projet mal engagé…

Et après avoir traversé le couloir, je termine l’installation des Palimpsestes sur les lambris de la petite pièce saturée de lumière venue du jardin. Ils feront face à une sculpture de verre, de métal et de bois, placée au milieu autour de laquelle on pourra saisir l’émergence d’incrustations graphiques rappelant les petits formats accrochés au mur,  juste à côté.

 

                                                                                                         Yves Ledent, le 12 mai 2017